Liste des allergies, des 14 allergènes alimentaires aux pollens

La liste des allergies se range par famille d’allergènes : aliments, pollens, acariens, animaux, moisissures, médicaments, venins d’insectes et substances de contact. Pour l’alimentation, la réglementation européenne impose de signaler 14 allergènes à déclaration obligatoire sur les denrées. Cet article détaille chaque famille, ses symptômes types, les réactions qui exposent au choc anaphylactique et les tests proposés par l’allergologue.

Les 14 allergènes alimentaires à déclaration obligatoire

Le règlement européen n° 1169/2011 (dit règlement INCO) recense dans son annexe II quatorze substances qui doivent apparaître sur l’étiquette ou dans l’information donnée au client :

  • les céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut) et les crustacés ;
  • les œufs, les poissons et les mollusques ;
  • les arachides, le soja et le lupin ;
  • le lait (lactose compris) et les fruits à coque (amandes, noisettes, noix, noix de cajou, pécan, macadamia, noix du Brésil, pistaches) ;
  • le céleri, la moutarde et les graines de sésame ;
  • le dioxyde de soufre et les sulfites, au-delà de 10 mg par kg ou par litre.

L’obligation ne concerne pas que les produits emballés. Un restaurant ou un vendeur de produits non préemballés doit fournir l’information par écrit, sur un support accessible sans que le client ait à la demander : tableau, carnet, mention sur la carte ou affichage numérique avec un QR code. L’information orale reste un complément et ne remplace pas l’écrit. En France, le décret n° 2015-447 précise ces règles.

Les allergies alimentaires les plus fréquentes selon l’âge

Chez le jeune enfant, le lait de vache, l’œuf et l’arachide reviennent le plus souvent. Chez l’adulte, les fruits et légumes frais, les fruits à coque et les crustacés dominent, et beaucoup de ces réactions viennent d’une allergie croisée : un adulte sensible à certains pollens réagit aussi à des fruits ou des légumes dont les protéines ressemblent à celles du pollen.

La liste des 14 n’est pas exhaustive. Un aliment qui n’y figure pas peut provoquer une allergie, comme l’oignon : les erreurs à éviter en cas d’allergie à l’oignon montrent combien il se cache dans les plats préparés et les sauces.

Les allergies respiratoires : pollens, acariens et moisissures

Les allergènes de l’air se divisent en deux groupes. Les allergies saisonnières viennent des pollens d’arbres, de graminées et d’ambroisie, qui se succèdent du début du printemps à la fin de l’été. Les allergies perannuelles viennent des acariens de la poussière de maison et des moisissures, présents toute l’année et plus actifs dans un logement humide.

Prairie fleurie au printemps, source de pollens allergisants

Les signes sont une rhinite (nez qui coule, éternuements en salves), une conjonctivite avec yeux rouges et larmoyants et, dans les cas plus sévères, une toux ou de l’asthme. La pollution urbaine joue un rôle d’aggravant, comme l’explique cet article sur la pollution de l’air et les allergies saisonnières.

Contre les acariens, l’exposition se réduit en lavant la literie à haute température, en aérant chaque jour et en limitant les textiles qui retiennent la poussière, comme les peluches et les moquettes.

Animaux, médicaments, venins et contact : les autres familles

Quatre familles complètent la liste des allergies, chacune avec son tableau clinique.

Les allergies aux animaux touchent surtout le chat, puis le chien, le cheval et les rongeurs. Le déclencheur est une protéine présente dans la salive, les glandes sébacées et les poils déposés, pas le poil lui-même. Les symptômes sont ceux de l’allergie respiratoire : éternuements, yeux qui piquent, gêne respiratoire.

Les allergies médicamenteuses concernent notamment les pénicillines, l’aspirine, les anti-inflammatoires et les produits de contraste utilisés en imagerie. Elles se manifestent par des plaques sur la peau, un gonflement ou, plus rarement, une réaction générale.

Les venins de guêpe, d’abeille et de frelon provoquent des réactions locales qui peuvent devenir générales. Enfin, l’eczéma de contact vient du nickel, des parfums, du latex et de certains conservateurs : il apparaît quelques heures à quelques jours après le contact, sur la zone touchée.

Reconnaître une réaction allergique et ses signes de gravité

Une réaction allergique est une réponse excessive du système immunitaire à une substance normalement inoffensive, avec production d’anticorps de type IgE. Les symptômes touchent un ou plusieurs organes : peau (urticaire, démangeaisons), nez et yeux, bronches, système digestif (nausées, douleurs, vomissements).

Auto-injecteur d'adrénaline posé près d'une trousse de premiers secours

Une irritation n’est pas une allergie, et la différence compte pour l’œil : l’article sur l’irritation de l’œil après la piscine aide à les distinguer.

L’allergie la plus grave est celle qui conduit à l’anaphylaxie. Les aliments, les venins d’insectes et les médicaments sont les familles le plus souvent en cause. Les signes d’alerte sont les suivants :

  • gonflement du visage, des lèvres ou de la gorge, avec voix modifiée ou difficulté à avaler ;
  • gêne respiratoire, sifflements ou sensation d’étouffement ;
  • malaise, pâleur, sensation de faiblesse ou perte de connaissance.

Ces signes imposent d’appeler le 15 ou le 112 sans attendre, même s’ils semblent s’atténuer. Une personne qui dispose d’un auto-injecteur d’adrénaline prescrit par son médecin l’utilise tout de suite, puis appelle les secours.

Identifier son allergène : les tests chez l’allergologue

Le diagnostic commence par un interrogatoire précis, puis par des tests choisis selon la famille soupçonnée. Les prick-tests déposent une goutte d’allergène sur la peau de l’avant-bras, qui est piquée superficiellement : une papule apparaît en cas de sensibilisation et se lit au bout d’un quart d’heure environ. Une prise de sang dose les IgE spécifiques d’un allergène.

Le test de provocation, où l’on fait ingérer ou respirer l’allergène à doses croissantes, se fait uniquement à l’hôpital, sous surveillance médicale. Pour l’eczéma de contact, ce sont des patch-tests posés sur le dos pendant quelques jours. Certains antihistaminiques doivent être arrêtés avant les prick-tests, sur consigne de l’allergologue.

Un test positif ne suffit pas à poser un diagnostic : l’allergologue le confronte toujours aux symptômes réellement vécus. Les mesures d’éviction, les traitements des symptômes et, pour certaines allergies, la désensibilisation se décident ensuite avec lui.

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